Le grand tournant de Copenhague

19 décembre, 2009

A Green Woodstock par William Yeatman, du CEI.

Ce dénouement de la conférence de Copenhague est un événement géopolitique de première grandeur. Il restera vraisemblablement dans les mémoires comme le grand tournant de la période contemporaine.  Car je l’interprète personnellement, d’abord et avant tout, comme la première grande victoire diplomatique de la Chine – et avec elle des autres grands pays émergents (Inde, Brésil).

La vieille Europe voulait se réfugier derrière l’alibi du réchauffement climatique pour ériger une grande barrière contre le déferlement de la nouvelle concurrence asiatique. L’alibi réchauffiste lui évitait de recourir à des solutions ouvertement protectionnistes comme solution à la crise. Tout cela ne tient plus. C’est la déroute des européens qui, désormais, devront affronter sans faux semblants l’émergence de la toute nouvelle puissance concurrentielle asiatique.

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J.J. Rosa : un point de vue libéral divergent sur les déficits publics

18 décembre, 2009

Les cinq minutes d’interview qui figurent sur cette vidéo sont extraites d’un entretien de près d’une heure qui sera prochainement publié sur le site de l’Institut Turgot.

« Les déficits publics ne sont pas la fin du monde », y explique Jean-Jacques Rosa.

Son point de vue sur la question des déficits publics et la politique de la dette apparaît très différent de ce que l’on trouve généralement sous la plume des économistes libéraux.

Ce qui fait tout l’intérêt de cet entretien.

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Florin Aftalion : la taxe Tobin amènerait non pas « moins de risque », mais « plus de risque »

16 décembre, 2009

Bruxelles fait pression sur le Fond Monétaire International pour que celui-ci adopte la proposition des 27 de reprendre le vieux projet d’une taxation mondiale des transactions financières. L’objectif est soit disant de décourager « l’effet casino » des marchés de la finance.

J’ai demandé à Florin Aftalion ce qu’il en pensait. Sa réponse est claire : au lieu de contribuer à réduire les sources d’instabilité financière et la récurrence de nouvelles crises, une telle mesure aura l’effet exactement inverse : elle augmentera – bien plus que marginalement – le coût des couvertures contre les risques, et incitera donc les entreprises à accepter de prendre davantage de risque.

Au bout du compte, non pas « moins de risque », mais « plus de risque » !


Fred Smith : Copenhague, le complot contre les plus pauvres

12 décembre, 2009

Fred Smith est le Président du Competitive Enterprise Institute à Washington, un think tank qui a toujours été à la pointe du combat contre la perversion réglementaire.

Je lui ai demandé ce qu’il ressentait après les révélations du ClimateGate, ainsi que son sentiment sur ce qu’il fallait attendre de la réunion de Copenhague.

Son verdict est clair : ce sont les plus pauvres du monde qui seront les victimes du compromis suicidaire qui, derrière l’alibi du carbone, se prépare pour satisfaire l’appétit de puissance des élites dirigeantes des pays les plus riches. Les chinois et les indiens ne s’y sont pas trompé. (Interview en anglais).


Le marché du carbone et les maffias (suite)

10 décembre, 2009

Carbon trading fraudsters in Europe pocket €5bn


Suite à notre entretien d’avant-hier, Edgar Gärtner me fait parvenir un lien sur un article de la Global Warming Policy Foundation qui suggère que près de 90 % du chiffre d’affaires enregistré sur le marché européen des droits à polluer serait lié à des activités criminelles.
Des détails sur la manière dont les maffias opérent. « C’est pire que ce que je croyais » me signale Edgar.


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